Titulaire d’une thèse en droit à l’Université de Strasbourg, Loïc Wagner est, depuis mars 2014, juriste au service de recherche et de documentation de la Cour de justice de l’Union européenne.
Il consiste à faire l’analyse préliminaire des questions posées par les juridictions françaises à la Cour de justice de l’Union européenne. Nous élaborons parfois, à la demande des juges, des notes de recherche en droit national. Nous analysons aussi la jurisprudence des trois juridictions, à savoir la Cour de justice, le Tribunal, et le Tribunal de la fonction publique. Nous construisons des outils de recherche de jurisprudence pour alimenter les bases de données, qui sont utilisées dans le cadre de l’élaboration des décisions mais aussi par les chercheurs à l’extérieur.
La diversité des activités et le fait de pouvoir appliquer tous ces savoirs acquis pendant mon doctorat. C’est une recherche moins fondamentale et plus opérationnelle. Ce qui me plaît aussi c’est de travailler dans une prestigieuse institution, au sein d’une équipe très internationale. Mon service compte en effet au moins un juriste par État membre. Toutes les nationalités de l’Union sont représentées.
Une très grande autodiscipline, qui vaut aussi bien dans la sphère personnelle que professionnelle, le goût pour aller toujours un peu plus loin, sans compter la grande quantité de savoirs, acquise comme étudiant puis comme chargé d’enseignement (ATER) pendant mon doctorat. Elles m’ont aussi permis de nouer des relations ; certains collègues sont devenus des amis, et j’ai toujours grand plaisir à revenir à Strasbourg.
L’implication de nombreux enseignants. Ils ont une véritable foi dans la recherche et dans l’enseignement. Certains le vivent comme des ecclésiastiques vivent leur sacerdoce.
Pour garder contact avec l’université d’origine qui m’a permis de travailler dans cet endroit prestigieux et, le cas échéant, de pouvoir apporter des conseils, à ma modeste mesure.
Stéphanie Robert